Actualités

Message de la part de Valentine Goby :

 

"Entendu ce matin sur France Inter dans la bouche de Marc Simoncini, ancien dirigeant de Meetic qui propose aujourd'hui des lunettes à 18 € sur Internet, qui réagit aux propos de Léa Salamé qui soutient à son invité qu'on peut avoir plaisir à passer du temps à discuter avec un opticien, à essayer des paires de lunettes dans un magasin pendant 1h plutôt qu'acheter des objets en un clic sur Internet : "Vous êtes comme les 15 - 20 % de Français qui lisent encore des livres papier"... J'ai failli renverser mon café ! Ce monsieur doit confondre avec le marché américain, la France, c'est un marché du livre a plus de 90 % papier ! Avec libraires et librairies, oui oui ! Ah la France, quel pays original ... et vintage !

A vouloir à toute force dématérialiser l'économie, certains entrepreneurs prennent vraiment leurs désirs pour des réalités…"

 

Edition de poésie : Debout les Poètes ! Source : Livres Hebdo, 17 février 2017

 

Mise en avant du 4 au 19 mars dans toute la France lors du 19e Printemps des poètes, l’édition de poésie, portée par une légion de petites maisons indépendantes, se révèle, malgré une économie fragile, plus dynamique que ne pourrait le laisser croire son statut de parent pauvre de la création littéraire.

 

Lorsque la voix des poètes souffle fort, elle annonce généralement l’arrivée du printemps. Cette année encore, du 4 au 19 mars, le Printemps des poètes vient murmurer ses airs dans les collèges, les médiathèques ou les transports publics. La thématique de cette 19e édition, l’Afrique et sa diaspora, donne à entendre et à lire Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et une centaine d’auteurs moins célèbres en France, comme l’Ivoirienne Tanella Bonni ou l’Algérienne Habiba Djahnine. Des parutions accompagnent ces quinze jours de manifestations organisées partout en France : une anthologie, 120 nuances d’Afrique, établie par Nimrod, Bruno Doucey et Christian Poslaniec (éditions Bruno Doucey) ; des numéros spéciaux des revues Bacchanales et L’Etrangère ; des CD de poèmes lus par Gaël Faye (Thélème) ou chantés par Bernard Ascal (EPM).

Au total, plus de 10 000 lectures, récitals, concours, expositions sont destinés non seulement à promouvoir le travail des auteurs, mais aussi à stimuler la création de poésie contemporaine. « Le Printemps des poètes est encore aujourd’hui la manifestation la plus connue et la plus importante dédiée à ce genre littéraire qui reste pourtant confidentiel », observe le sociologue et spécialiste de l’édition de poésie contemporaine, Sébastien Dubois. En 2015, d’après les statistiques du Syndicat national de l’édition, le théâtre et la poésie ont représenté ensemble 0,3 % du chiffre d’affaires de l’édition, à un peu moins de 7 millions d’euros pour 1,9 million de volumes vendus, une part qui n’a guère évolué depuis dix ans. Un nouveau recueil de poésie est le plus souvent tiré à environ 500 exemplaires. Les meilleures ventes : des titres d’auteurs classiques du XIXe siècle comme Baudelaire ou Rimbaud, souvent inscrits dans les programmes scolaires et édités principalement dans la collection Poésie Gallimard, , poids lourd du secteur avec 1 200 exemplaires vendus par jour selon son directeur, André Velter.

 

La création de poésie contemporaine ne bénéficie pas, elle, du même succès en librairie, la consécration de ses auteurs arrivant sur le tard, voire après leur mort. « Un poète n’obtient pas de reconnaissance immédiate par ses pairs. N’oublions pas que Baudelaire n’a jamais vendu un livre de son vivant ! » s’exclame André Velter. Une mécanique qui détermine le modèle économique du secteur. « La poésie ne répond pas à une logique de rentabilité immédiate », souligne Sébastien Dubois. « Il n’y a pas de best- seller en poésie, renchérit Bruno Doucey, éditeur de la maison d’édition du même nom. Un recueil peut être vendu pendant dix ans à 300 exemplaires et puis tout d’un coup connaître un pic de ventes ou, au contraire, un désintérêt total des lecteurs. La poésie n’est pas dans le règne de l’éphémère. »

 

Aides du CNL

Pour pallier ces difficultés inhérentes au secteur, les éditeurs de poésie contemporaine peuvent compter sur le CNL, qui alloue 12,9 % de ses aides à la poésie. En 2015, 101 ouvrages ont

été subventionnés à hauteur de 1 672 euros chacun en moyenne. Pourtant, « malgré un problème de visibilité en librairie, et une diffusion qui se fragilise, la poésie reste un milieu vivant et vigoureux », assure Elsa Pallot, des éditions Cheyne. La jeune éditrice de 23 ans rappelle l’existence du festival Lectures sous l’arbre, organisé l’été en pleine Auvergne, au Chambon-sur- Lignon, par sa maison d’édition, et qui a réuni 5 000 participants en 2016. « Les gens s’intéressent et se déplacent pour découvrir de la poésie contemporaine », insiste-t-elle. Dans la même ligne, Bruno Doucey est partenaire du festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée, à Sète, qui rassemble 110 poètes et qui en est à sa 7e édition. « Le fait d’être un éditeur de poésie indépendante ne veut pas dire qu’on est isolationniste », note Bruno Doucey. En sept ans, cet éditeur a publié 115 titres d’auteurs pour la plupart étrangers. Parmi ses meilleures ventes, un recueil bilingue français/innuaimun, une langue amérindienne parlée par 15 000 personnes, dont 1 800 exemplaires ont été vendus, d’après l’éditeur. Avec Bruno Doucey, « on voit la naissance de petites maisons qui constituent très vite un catalogue fort comme c’est le cas aussi de Faï fioc », se félicite le libraire Manuel Daull. Egalement poète, ce dernier a ouvert en 2014 à Besançon sa librairie indépendante spécialisée en poésie, Le Marulaz. En pleine progression, il compte déménager bientôt pour agran- dir sa surface de vente. Il vend des recueils d’une centaine d’éditeurs de poésie contemporaine parmi lesquels Dernier Télégramme, Fissile, Faï fioc, La Barque, Isabelle Sauvage, Louise Bottu, Héros-Limite ou Lanskine, des maisons qui ne cessent d’évoluer. « On remarque en ce moment une résurgence des enregistrements et des revues accompagnées de CD comme c’est le cas de Lgo, aux éditions Le Grand Os, ou de Donc chez Thélème », pointe Manuel Daull. Dans sa librairie, il organise sou- vent des lectures « pour des clients qui viennent écouter mais aussi partager », assure-t-il. Bruno Doucey, de son côté, se rend dans les médiathèques, « qui ont compris que leur rôle aujourd’hui c’est celui de l’animation et de la médiation culturelle», se réjouit-il.

 

Poésie éternelle

« La poésie a toujours besoin d’être accompagnée. C’est un art dont les conventions artistiques ne sont pas faciles à appréhender », souligne le sociologue Sébastien Dubois. Une image élitiste que les éditeurs de poésie contemporaine veulent casser à tout prix afin d’élargir leur public, mais aussi tout simplement parce que la poésie a sa raison d’être dans notre société. « Elle permet de nommer autrement les choses, affirme André Velter. Dans ce sens, tout ce qui relève de l’astrophysique est accompagné d’une pensée poétique. »

Les frontières sont de plus en plus poreuses avec différentes disciplines artistiques comme le théâtre ou l’art contemporain, qui embrassent désormais la poésie. La Fondation Louis Vuitton a mis en place en 2015 une web radio consacrée à la poésie contemporaine où des artistes, des écrivains et des producteurs ont animé des lectures et des conférences sous différentes formes pendant vingt- quatre heures. Sur YouTube, le genre explore aussi de nouveaux terrains. La jeune Laura Vazquez, lauréate du prix de la vocation en poésie 2014, y lit ses poèmes courts, parfois en plu- sieurs langues, à la fin du mois. « La poésie est le plus démocratique des genres parce qu’il se prête à toutes les interprétations, dit encore Bruno Doucey. Les dictateurs commencent toujours par censurer les poètes. » d I. C.

 

Comment être poète aujourd’hui ?

DE JEUNES AUTEURS témoignent de leur condition et des enjeux de la poésie contemporaine. On naît poète, on ne le devient pas, ou si peu », écrit André Velter, poète et directeur de la collection « Poésie » de Gallimard. Un questionnement que partagent apparemment les poètes, toutes générations confondues. « Etre poète aujourd’hui, c’est déjà ne pas être sûr d’être poète », déclare Pauline Von Aesch, née en 1988, qui a publié en 2012 un recueil remarqué aux éditions Nous, Nu compris. « Je ne me sens pas définie par le terme de “poète”, bien que faisant de la poésie, comme s’il était un peu suranné ou que le costume était trop grand pour moi (peut-être est-ce générationnel, ce sentiment) », ajoute-t-elle.

 

Ce mélange de vocation impérieuse et de doute permanent reste de toutes les époques et taraude tous les créateurs. Même si le poète emprunte la voie littéraire la plus étroite, la plus confidentielle et la plus solitaire. « Se dire “je suis poète”, voilà une décision souveraine dont l’exigence est relevée par la conscience immédiate d’un risque : celui de briser sa vie sur un écueil. A n’être jamais entendu. A mourir pour du vent. Solitaire de paroles », explique poétiquement Florent Dumontier, né en 1989, lauréat du prix de la Crypte-Jean Lalaude 2015 pour son recueil Sur le perron glissent des spectres d’ombre, publié aux éditions de la Crypte en 2016.

 

Cédric Demangeot, lui, né en 1974, auteur d’une quinzaine de recueils dont le plus récent, Un enfer, est paru chez Flammarion en janvier, estime qu’être poète « consiste avant tout à écrire contre l’Histoire. A contresens. » Contre tout ce que Mallarmé appelait « l’universel reportage ». « Il faut être au monde quitte à

vouloir le changer », renchérit Guillaume Chepné en 1990, un surdoué « touche-à-tout », à la fois compositeur et chanteur (en anglais), cinéaste, qui travaille à un roman et vient d’achever son premier recueil de poèmes, Comédie cosmique, encore inédit. Tandis que Pierre Vinclair, né en 1982, auteur de trois recueils, dont Les gestes impossibles (Flammarion, 2013), définit le poète comme « quelqu’un qui est à la fois en avance et en retard sur le matérialisme. Il croit à quelque chose comme l’esprit mais il croit que la matière de la langue porte cela. »

 

La tentation de l’ermite

Du point de vue matériel, justement, des moyens d’existence plus précisément, aucun poète n’a fait fortune uniquement grâce à ses œuvres. Lenteur de la création, difficultés à être publié, tirages confidentiels, écho modeste dans la presse et auprès du public, voilà ce qui attend les Rimbaud d’aujourd’hui. Alors « grande est la tentation de se faire ermite, de prendre un bateau, de partir », reconnaît Guillaume Chep. Il y a aussi la possibilité d’avoir un « vrai » métier, alimentaire même si on l’aime : journaliste, traducteur, éditeur, enseignant... Comme Pierre Vinclair, professeur de philosophie au lycée français de Shanghai, et qui glisse des idéogrammes dans ses propres textes. Isabelle Garron, professeure dans une école du numérique, ou Pauline Von Aesch, enseignante également. Cédric Demangeot, lui, « vit très modestement, dans la vallée de l’Ariège », publiant « les livres des autres, aux éditions Fissile ». Florent Dumontier et Guillaume Chep sont encore étudiants.

 

Rencontres physiques

Ces jeunes poètes, pourtant digital native pour la plupart, restent méfiants quant à l’usage des réseaux sociaux afin de se faire connaître, de publier, alors que le monde de la musique s’est emparé de ces outils. Même si Pierre Vinclair tient un blog et que Pauline Von Aesch reconnaît qu’« Internet, moyen de partir à la ren- contre d’un auteur de clic en clic, rend davantage visible la poésie », Cédric Demangeot estime pour sa part que « les réseaux sociaux sont un des symptômes de l’époque contre lequel je suis a priori vacciné ». Quand à Guillaume Chep, il attend « d’avoir quelque chose de construit à proposer ». Isabelle Garron, elle, préfère « les rencontres physiques avec le public : lectures, performances... » Le réseau de rencontres et de manifestations s’étoffe d’ailleurs depuis quelques années. J-C.P.

« On n’enfermera pas la voix de celles que le régime turc veut étouffer »

 

Voici deux courriers du CPE (dont l’Union des Poètes & Cie fait partie) adressés à la Ministre de la Culture et au Président de la République.

 

Vous pouvez aussi réagir contre la chape de plomb qu’impose ce régime et manifester votre soutien à ces femmes auteurs emprisonnées en Turquie en écrivant à Asli Erdogan en prison, pour la soutenir, pour matérialiser cet intérêt international par un courrier abondant :

Zoom sur les relations entre auteurs et collectivités

 

Dans une enquête sur « les revenus connexes des auteurs du livre », le politologue Emmanuel Négrier met au jour les activités des écrivains, illustrateurs, et traducteurs dans l’espace public et les rémunérations qui en découlent. L’occasion, pour la Gazette, de donner un coup de projecteur sur les relations entre auteurs et collectivités.

 

De plus en plus déstabilisés par la montée en puissance du numérique, les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, scénaristes…) font l’objet d’un intérêt particulier du ministère de la Culture, avec pas moins de 4 études publiées en 2015. Toutes concluent à une précarisation grandissante des artistes cherchant à vivre de leur plume ou de leur crayon.

Une cinquième étude, intitulée « Retour à la marge », fait le point sur les revenus connexes des auteurs à partir d’une enquête statistique réalisée du 9 décembre 2015 au 15 janvier 2016, à l’échelle de 12 régions (1) et analysée par le spécialiste des politiques culturelles Emmanuel Négrier (CEPEL-CNRS, Université de Montpellier).

Ces activités connexes exercées dans l’espace public en région concernent 95% des auteurs. Elles sont très diversifiées : pour 80% des répondants, ces activités se situent dans au moins deux des quatre types d’activité identifiés dans l’étude : activités autour de l’œuvre, autour de l’auteur, de transmission, de création. En filigrane, les collectivités sont très souvent présentes. D’où l’intérêt de questionner l’auteur sur les relations entre auteurs et collectivités.

 

Les collectivités territoriales font souvent appel à des auteurs pour nourrir les manifestations qu’elles organisent autour du livre, depuis la rencontre avec un auteur dans une bibliothèque, jusqu’au salon du livre local, en passant par les lectures publiques, les interventions en milieu scolaire… Que représentent ces activités dans les revenus des auteurs ?

La première découverte, c’est la place que cela occupe dans les activités d’écrivains, mais aussi dans leurs revenus. Ce sont des activités qu’on ne peut plus qualifier d’annexes ou d’accessoires. On doit les dire « connexes », car elles sont d’abord significatives en nombre et en retours (financier entre autres) : cela peut même parfois dépasser la moitié des revenus totaux ; en outre, elles mettent en évidence l’écrivain et sa place dans la société : ce ne sont pas des activités honteuses et de second ordre. Elles sont d’ailleurs reconnues comme telles puisqu’une bonne partie peut être prise en charge au titre des droits d’auteur (2), ce qui n’est pas forcément connu par les principaux intéressés : les programmateurs.

La plupart des écrivains vivent mal de la vente de leurs livres. Cela alimente d’ailleurs des relations parfois houleuses entre auteurs et éditeurs. Ces activités, qui sont extrêmement variées, je les ai classées en quatre catégories en fonction de leur contenu. Les premières sont autour de l’œuvre, comme la dédicace ou la présentation ou lecture publique de cette œuvre. Les deuxièmes mettent plutôt l’auteur au centre : résidence, participation à une table-ronde, en font partie ; les troisièmes sont des activités de transmission : cours, ateliers d’écriture, etc. Enfin, les dernières sont des activités de création, certes moins « libres » que la construction de leur œuvre, mais de création tout de même comme la réalisation d’adaptation théâtrale ou audiovisuelle, les travaux de presse, les commandes de textes.

Finalement, c’est tout un continent qui se révèle à nous, crucial par son poids économique, mais aussi par l’attachement que les auteurs éprouvent à son égard. D’ailleurs, cette étude vient d’être présentée le 23 juin à l’Agence régionale du livre en PACA, où Claire Castan, chargée de mission pour la vie littéraire, et Olivier Pennaneac’h, chargé de mission pour l’économie du livre, ont joué un grand rôle dans sa réalisation.

 

Force est de constater que quand on parle politiques culturelles et soutien à la création, on ne parle guère, voire pas du tout, des auteurs. Peut-on expliquer cet angle mort ?

Il me semble qu’il y a une double image fausse de l’écrivain, qui rejoint en partie d’ailleurs celle du plasticien. D’une part, on nous donne à voir le destin et les prestations d’écrivains célèbres qui, sans préjudice de leur qualité, accumulent à-valoirs et prix très rémunérateurs. De la même façon, on parle des peintres et des sculpteurs dont la gloire, qui n’est plus seulement posthume, vaut de l’or. Or cette image trahit la réalité bien plus prosaïque d’auteurs dont 32% seulement dépassent le salaire moyen, et dont une partie non négligeable dispose de revenus inférieurs au seuil de pauvreté ! Et je ne parle ici que d’auteurs qui publient ! De leur côté, les plasticiens sont bien plus souvent au RSA qu’imposés sur l’ISF !

La seconde image fausse, c’est l’idée que, finalement, être auteur relève de la préférence personnelle qu’il n’est pas besoin de soutenir, d’intégrer dans des politiques publiques. Les auteurs se suffiraient à eux-mêmes, contrairement aux comédiens, aux danseurs ou musiciens, dont les institutions perçoivent, à juste raison, l’appui de la puissance publique.

Or, les politiques de soutien aux auteurs sont pareillement légitimes, même si on en parle moins. Les écrivains ne sont pas, le plus souvent, de « grandes gueules ». Ce sont même souvent encore des artistes qui estiment que leur écrit parle pour eux. Mais lorsque vous invitez un écrivain pour un festival de littérature, il doit bien – indépendamment de son travail d’écriture – préparer son intervention, se déplacer jusque chez vous, passer du temps parmi vous. Cela ne mérite-t-il pas salaire ? Ou plutôt droits d’auteur d’ailleurs…

 

L’expérience montre qu’une bonne partie de ces interventions dans l’espace public ne sont pas rémunérées, la collectivité considérant que la contrepartie à la présence de l’auteur passe par la valorisation et l’exposition de son travail et qu’il suffit de lui offrir le gîte et le couvert, parfois le voyage. Que pensez-vous de cette situation ?

C’est bien le problème ! J’irais même plus loin. Dans la pratique, il n’est pas rare que pour s’attacher la présence d’un écrivain de renom, la paye qu’on lui consent sorte de tous les cadres établis de rémunération. Ce sont les mêmes autorités qui lésineront parfois pour que la venue de tel autre, moins célèbre, vienne sur ses deniers, pourtant bien plus limités que le premier. Cela est très caractéristique du monde artistique, où les inégalités de revenus et de prestige, à activité égale, bénéficient d’une légitimité qui serait inconcevable dans un autre domaine. Accepte t-on qu’un plombier soit, pour la même opération, payé 100 fois plus qu’un autre ? Ce n’est pas parce que ces inégalités sont donc structurelles qu’il faut s’en satisfaire. Car elles touchent singulièrement deux populations plus que les autres : les femmes et les jeunes auteurs, dont les situations se dégradent plus, ou peinent davantage à générer des revenus décents.

 

Récemment, le Centre national du livre (CNL) a révisé les modalités de son aide financière aux manifestations littéraires en n’intervenant plus qu’auprès des organisateurs qui rémunèrent les auteurs. Cette mesure peut-elle contribuer à limiter la précarisation financière des auteurs ?

Bien entendu. La modification des modalités de soutien du CNL aux manifestations littéraires est de bon sens. Cela dit, il faut également veiller à proportionner les rémunérations à la nature de la présence des auteurs en question. S’il ne s’agit que de dédicace, la rémunération ne semble pas vraiment justifiée. En revanche, elle l’est dès qu’il s’agit pour l’auteur de s’impliquer dans l’événement, d’y accomplir une prestation. À ce propos, dans cette étude, j’ai été assez étonné de voir que les pratiques de rémunération (droit d’auteur, salaire, honoraire) étaient finalement mal connues par les puissances invitantes elles-mêmes. Le secteur de l’Education nationale est très caractéristique de cela, avec des difficultés nombreuses ressenties par les auteurs à l’heure d’être rémunérés pour leurs interventions. Dans ces conditions, pour les événements comme pour les autres activités connexes qu’accomplit un auteur, le fait de pouvoir s’appuyer sur une charte est une bonne chose.

 

Les collectivités territoriales revendiquent un rôle dans le soutien à la création artistique. Peut-on (doit-on) considérer qu’elles ont aussi une responsabilité à l’égard de la situation sociale des auteurs et un rôle à jouer dans le soutien à la création littéraire/intellectuelle ?

Il est évident que cette responsabilité se pose, même si elle doit prendre des formes spécifiques pour écarter le spectre de l’instrumentalisation. La loi CAP (3) qui vient d’être adoptée, affirme cela avec emphase, mais la réalité est aussi plus triviale. La responsabilité à l’égard de la situation sociale des auteurs résulte du fait que les pouvoirs locaux financent des bibliothèques, organisent des festivals, passent même parfois commande aux écrivains dans le cadre de l’exercice normal de leur mandat et de leurs compétences en matière culturelle. C’est une responsabilité qui participe de plusieurs facettes : initiateur de service public, animateur de territoire, commanditaire. Elles sont diversement présentes selon les niveaux territoriaux et selon les convictions portées par tel ou tel élu.

 

L’accueil en résidence est souvent cité comme LA solution pour attirer des créateurs sur un territoire, les associer à la notoriété de la collectivité, mener une action de soutien à la création et d’activités pédagogiques à moindre coût. Y a-t-il une spécificité de la résidence d’auteur ?

La résidence d’auteur est une modalité qui est à la fois très populaire dans le milieu des écrivains et responsables de politiques du livre, et … finalement pas si répandues que cela. À propos des résidences, on répond toujours dans l’enthousiasme, dès lors que les auteurs sont détachés d’obligations familiales ou professionnelles. Vous imaginez la paix qui sera la vôtre, auteur invité à consacrer son temps à écrire. Vous escomptez déjà l’achèvement de telle ou telle œuvre, la finalisation de ce passage qui vous donne tant de mal, etc.

Et puis une fois sur place vous réalisez qu’on vous demande d’animer une classe chaque matin, que vos après-midi sont donc en partie consacrées à préparer ces sessions, que quelque obligation mondaine locale vous conduit à d’autres occasions de distraction. Du coup, vous êtes pris dans un réseau tel que la résidence, au termes des trois semaines, vous aura laissé sans une ligne nouvelle produite.

Il est sans doute nécessaire de clarifier les choses. Certaines résidences sont aujourd’hui clairement conçues autour de l’animation. D’autres prévoient de façon plus draconienne l’espace dédié à la création. Ces réaffirmations sont utiles, notamment lorsque l’auteur est invité dans un cadre éducatif ou crypto-pédagogique, où on a tôt fait de le considérer comme un pédagogue parmi d’autres. Or on n’invite pas un auteur sans que cela ait un sens particulier.

 

Publié le • Mis à jour le 13/07/2016• Par Hélène Girard• dans : France

Lien : http://www.lagazettedescommunes.com/453057/zoom-sur-les-relations-entre-auteurs-et-collectivites/

 

CHIFFRES-CLÉS

 

Portrait-robot de l'auteur :

58 % d'hommes et 42% de femmes

52 ans d'âge moyen

17 ouvrages publiés en moyenne

38% d'auteurs affiliés au régime de sécurité sociale des artistes auteurs (dont 30% à l'Agessa et 8% à la Maison des artistes)

60 % des répondants exerçant une autre profession et 29% de retraités.

20 % déclarant un revenu global annuel sous le seuil de pauvreté

48 % ayant un revenu global annuel inférieur à 25 000 €

(source : enquête «Retour à la marge», 2016)

La poésie à l'honneur :

L’Académie française a communiqué son palmarès pour l’année 2016.

 

LE GRAND PRIX DE POÉSIE (Prix de 3 800 euros) est attribué à Bernard NOËL, pour l’ensemble de son œuvre poétique.

 

Dans la catégorie : PRIX DE FONDATIONS - PRIX DE POÉSIE 

 

LE PRIX THÉOPHILE GAUTIER Médaille de bronze revient à : Werner LAMBERSY, pour La Perte du temps suivi de On ne peut pas dépenser des centimes.

 

LE PRIX HEREDIA Médaille de bronze revient à : Yves MABIN CHENNEVIÈRE, pour Errance à l’os.

 

LE PRIX FRANÇOIS COPPÉE Médaille d’argent revient à : Guy ALLIX, pour Le Sang le soir.

Lettre ouverte à Jean Birnbaum, directeur du Monde des livres.

 

Cher Monsieur,

 

Voici ce que nous vous écrivions le 13 juin dernier, au lendemain de la clôture du 34eMarché de la Poésie, pour manifester notre grand étonnement à propos du silence du supplément littéraire, Le Monde des livres, dont vous êtes responsable depuis 2011, à l’égard de la tenue de notre manifestation et de sa Périphérie :

 

Persuadé que l'intérêt que vous portez à la vie littéraire et en particulier à la promotion de la poésie, (comme vous l'aviez souligné lors du débat sur la scène du Marché il y a deux ans), vous aurez sûrement remarqué à la lecture des quotidiens parus ces jours derniers, qu'à l'exception du Monde des Livres, la plupart d'entre eux ont évoqué la tenue du 34° Marché de la Poésie et sa Périphérie. A la différence de votre supplément "littéraire", avaient-ils compris l'importance de voir réunis à Paris huit poètes mexicains d'importance et plus de 450 éditeurs de littérature de création ? Ont-ils été sensibles au fait que quelque 200 poètes, de la mi-mai à la fin du mois de juin intervenaient publiquement en de multiples lieux pour offrir à des publics divers l'occasion de rencontres, auxquelles je sais que vous êtes à titre personnel sensible, comme lecteur et critique ? Nous n'osons compter, enfin, parmi vos fidèles lecteurs, nombreux dans les allées du Marché, peut-être un peu mêlés à la masse des quelque 50 000 visiteurs, ceux qui nous ont manifesté leur grand étonnement de cette absence significative d'information.

 

L’absence de la moindre réponse de votre part – pas même un message de bonne réception, nous conduit à rendre publique notre interpellation et à poser ouvertement la question de la conception pour le moins incompréhensible qui semble présider à vos choix éditoriaux quand on connaît l’intérêt que votre journal prêtait naguère (peut-être conviendrait-il d’écrire jadis ?) au fait poétique et à ses modes d’expression et d’apparition sur la scène publique.

 

Quand nous prenons connaissance de votre indignation et de vos questionnements souvent fondés sur de nombreux aspects de la vie culturelle, voire sociétale et politique, nous ne comprenons pas que vous n’interveniez pas avec les moyens et l’influence médiatique qui sont les vôtres, pour soutenir la cause de la poésie aujourd’hui, sa présence dans le monde de la littérature contemporaine de création. Certes, il vous est facile de donner en exemple les quelques apparitions de la poésie dans votre journal mais, outre les quelques lignes mensuelles informatives de la rubrique Trans/Poésie, il convient de constater qu’un travail rédactionnel suivi de qualité sur la poésie n’est plus à l’ordre du jour de votre supplément littéraire.

 

Lors de la récente réunion de la Société des lecteurs du Monde qui s’est tenue le 18 juin dernier, la lettre ouverte qu’Alain Lance avait envoyée à la rédaction du Monde des livres le 9 juin dans laquelle il ironisait sur l’absence de toute information (dans l’édition datée du vendredi 10 juin) sur la tenue du Marché de la Poésie, a suscité des applaudissements et votre agacement.

 

Nous déplorons vivement ce manque d’informations du Monde des livres par rapport à un grand nombre de lecteurs dont nous connaissons l’intérêt pour la poésie. Toutefois, nous vous tiendrons informé de nos projets pour la session 2017 du Marché de la Poésie, avec les poètes colombiens comme invités d’honneur. Nous espérons que le Monde des livres sera sensible à cette invitation faite à ce pays dans le cadre de l’année de la Colombie en France.

 

pour c/i/r/c/é – Marché de la Poésie

 

Yves Boudier

président

 

Vincent Gimeno-Pons

délégué général

Mailjet.com

Disparition d’Yves Bonnefoy :

un immense poète qui nous laisse une œuvre monumentale.

 

Tous les poètes et gens de lettres, le monde de l’art en général est triste. Yves Bonnefoy incarnait la poésie française contemporaine. Une des plus lisibles de la seconde moitié du XXème siècle, comme il a été écrit. Yves Bonnefoy a été un des poètes les plus importants de sa génération et nous laisse en héritage une œuvre monumentale (poésie, essais, préfaces, traductions) dont la portée universelle, impose le respect. Il a toujours accompagné son travail poétique de réflexions sur l’art. Pour celui qui a travaillé à "réinventer un espoir" en explorant le monde sensible, la poésie est notre "Vrai lieu". Il venait de publier deux derniers livres dont Ensemble encore.

 

"Mes proches, je vous lègue

La certitude inquiète dont j’ai vécu,


Cette eau sombre trouée des reflets d’un or.


Car, oui, tout ne fut pas un rêve, n’est-ce pas ?


Mon amie, nous unîmes bien nos mains confiantes,


Nous avons bien dormi de vrais sommeils,


Et le soir, ç’avait bien été ces deux nuées


Qui s’étreignaient, en paix, dans le ciel clair.


Le ciel est beau, le soir, c’est à cause de nous."

 

(Extrait d’Ensemble encore)

Mardi 31 mai

Florence Trocmé nommée présidente de la commission poésie du CNL

Florence Trocmé a été nommée présidente de la commission poésie du Centre national du livre.

 

Après des études d’histoire de l’art, Florence Trocmé devient journaliste et fait une longue carrière dans la presse magazine, au sein du groupe Condé Nast. Autour de l’année 2000, elle s’intéresse aux propositions culturelles sur Internet et participe à plusieurs sites. Elle décide en 2004 de créer son propre espace, Poezibao, qui sera entièrement dédié à l’actualité éditoriale de la poésie contemporaine. À ce jour, Poezibao, qui est actualisé en permanence, a publié près de neuf mille articles. Toujours autour de 2000, elle commence un texte au très long cours, le Flotoir, notes de lecture et réflexions sur la littérature et la musique, dont elle donne régulièrement de larges extraits en ligne, sur un site éponyme. Enfin elle fait partie du comité éditorial de Res Musica, site internet consacré à la musique classique, l’opéra et la danse.

«L’ENTROUVERT» : Samedi 11 juin de 18h à 20h

 

Vous êtes tous invités, membres de l’Union des poètes & Cie et non membres, à lire vos propres textes ou ceux qui vous ont touchés.

 

« Nous ne pouvons vivre que dans l’entrouvert, exactement sur la ligne hermétique de partage de l’ombre et de la lumière... » René CHAR

 

Au : Café de la Mairie- Place St Sulpice - 75006 Paris

Métro Saint-Sulpice, Mabillon, Saint-Germain-des-Prés

 

Afin qu’il y ait du temps pour tous, chaque lecture ne doit pas excéder 2 minutes (un poème d’une page maxi.)

Nous comptons sur votre présence et celle de vos amis, n’hésitez pas à faire circuler cette invitation.

Invitation au Marché de la Poésie 2016 :

Dans le cadre du 34e Marché de la Poésie, la Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne, l'Union des poètes & Cie et le World Poetry Movement vous invitent le 10 juin de 17h30 à 18h30 au podium du Marché de la Poésie, pour un débat/lecture intitulé : La poésie au service du monde.

 

Ce débat présenté par Paul de Brancion, représentant en France du WPM et Président de l’Union des poètes & Cie avec Francis Combes, Président de la Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne et Brigitte Gyr, Vice-Présidente de l’Union des poètes & Cie réunira : Judith Balso, philosophe, écrivaine et professeur, Laurent Grisel, écrivain de poésie, Maram Al Masri, poète (sous réserve).

 

Jacques Fournier, secrétaire de l’Union des poètes & Cie fera le lien avec les spectateurs.

Le débat sera suivi d’une lecture de poèmes de Fayad Ashraf.

Attribution du Goncourt de la poésie-Robert Sabatier le 9 mai 2016 :

Le lundi 9 mai, l'académie a décerné ses Goncourt du premier roman, de la nouvelle et de la poésie. Curieusement, un auteur mystérieux et une association ont été récompensés.

Poésie

Surprise pour l'attribution du Goncourt de la poésie-Robert Sabatier. Il n'est pas allé à un poète, mais à une institution. Et à l'unanimité des jurés. C'est le Printemps des poètes qui a été récompensé pour son travail effectué depuis une dizaine d'années. Incarnée par l'infatigable et toujours enthousiaste Jean-Pierre Siméon cette association méritait bien un prix. Elle a fait de la poésie un bien public, accessible à tous grâce à ses 12 000 manifestations littéraires (lectures, théâtre, chant, danse, performances…). Siméon vient de publier un salvateur ouvrage, La poésie sauvera le monde (Le Passeur éditeur). Ce militant des mots a bien raison. L'académie Goncourt vient l'appuyer avec ce prix. (Source : site du figaro.fr du 9 mai)

Le Conseil Permanent des Ecrivains vous invite à une conférence au Parlement Européen à Bruxelles, le 26 avril prochain, de 15 à 19h, sur le thème : " L'auteur européen dans le 21ème siècle " sous le co-parrainage des députés européens :

Jean-Marie Cavada, Constance Le Grip, Virginie Rozière.

Inscription par mail : communication@conseilpermanentdesecrivains.org

 

Compte rendu du débat : « Que peut la poésie aujourd'hui ? »

15 Mars 2016 à « La Guillotine » -Montreuil

 

Le « débat-lecture » organisé par l’Union des poètes & Cie s’est déroulé dans les locaux très originaux de « La Guillotine », à Montreuil, en présence de son directeur, Monsieur Philippe Burin-des-Roziers.

 

Malgré la fraicheur de la salle, la séance a été extrêmement chaleureuse, réunissant une bonne quarantaine de personnes pour un débat où malheureusement Judith Balso n’avait pu, pour des raisons personnelles, être présente. Elle nous avait néanmoins adressé un court texte que le Président a lu en début de séance.

 

Après une présentation du Président, la soirée s’est déroulée en deux parties : le débat en lui-même, qui réunissait Yves Boudier, Guillaume Métayer et Jean-Pierre Siméon, puis une deuxième partie consacrée à la lecture.

 

Animé par Jacques Fournier, secrétaire de l’Union des poètes & Cie, le débat a été attentivement suivi par un auditoire très intéressé. Jean-Pierre Siméon y a exposé la philosophie « optimiste et volontariste » qu’il exprime dans son livre intitulé « La poésie sauvera le monde ». Guillaume Métayer a évoqué Voltaire et la poésie hongroise. Yves Boudier a, quant à lui, introduit dans le débat une dimension posant la question de la conjonction de l’expérience limite du langage et de ce que peut la poésie face aux réalités politiques du monde. Cette dimension a amicalement côtoyé celle, chaleureuse, sympathique, et connue, d’une conception peut-être plus métaphysique de la poésie. Le débat a été convivial et enrichissant et s’est conclu par les questions des participants.

 

La seconde partie consacrée aux lectures par les membres de l’Union des poètes & Cie a permis de découvrir et d’entendre des textes d’horizons très différents, et toujours de qualité.

 

La soirée s’est terminée autour d’un repas de très grande qualité biologique proposé par La Guillotine.

 

Ce premier débat fut un succès. L’essai fut réussi pour« Lectures & Cie ».

Eric Dubois,membre de l’Unions des Poètes & Cie créé l’association:

 

LE CAPITAL DES MOTS

Président/ trésorier : Eric DUBOIS.

Vice-présidente: Marie VOLTA.

L'association compte pour le moment une dizaine de membres.

 

Son objet : promouvoir la poésie et les écritures dites "contemporaines" dans les médias, le web, les bibliothèques et les librairies.

En référence à la revue culturelle en ligne animée par Eric Dubois, Le Capital des Mots, Magazine.

Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321 . http://le-capital-des-mots.fr

 

Moyens de l'association : création d'événements (salons, dédicaces, conférences...), de spectacles (lectures, scènes ouvertes, happenings ...).

 

Pour adhérer à l'association (cotisation annuelle) : établir un chèque de 20 € (pour les chômeurs, RSA, invalides : 10 €) à l'ordre de l'association Le Capital des Mots.

 

Siège social de l'association :

Le Capital des Mots

Eric Dubois

25 rue Eugène Voisin app 35

94340 Joinville le pont

 

Mail : barbatux@yahoo.fr

Téléphone : 06 81 68 68 71

 

Plus d'infos : https://www.facebook.com/groups/467997116713537/?ref=bookmarks

Lectures & Cie

Cher(e) ami(e),

 

L'Union des poètes & Cie vous invite à participer à une soirée débat/lecture le mardi 15 mars prochain à 20h00, intitulée :

 

" QUE PEUT LA POÉSIE, AUJOURD'HUI ? "

 

À « LA GUILLOTINE » 24 rue Robespierre – MONTREUIL (93) (M° Robespierre ligne 9)

 

Un débat avec :

Jean-Pierre Siméon, poète, directeur artistique du Printemps des Poètes,

Yves Boudier, poète, président de CIRCÉ / Marché de la Poésie de Paris,

Judith Balso, philosophe, écrivain et professeure,

Guillaume Métayer, chargé de recherche au CNRS Paris Sorbonne, poète et traducteur,

 

Suivi d’une lecture de Poètes du 20e siècle par des membres de l’Union des poètes & Cie

Entrée libre

 

En vous espérant nombreux

Bien cordialement,

 

L'Union Des Poètes & Cie

 

Nota : Il n'est pas encore trop tard pour vous inscrire pour la lecture qui suivra le débat...

 

Lire Ashraf Fayad, le poète que l'Arabie saoudite a condamné (source : site actualitte)

 

La condamnation à mort du poète Ashraf Fayad avait suscité internationalement une vive émotion. L’Arabie saoudite était décidée à faire décapiter un homme, dans un procès qui s’était tenu le 17 novembre dernier. « Je suis sous le choc, mais c’était prévisible. Je n’ai cependant rien fait pour mériter la mort », estimait-il. Et l’on apprenait finalement, début février, que la sentence était modifiée. Plutôt que la mort, ce seraient 8 années de prison et 800 coups de fouet...

 

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/lire-ashraf-fayad-le-poete-que-l-arabie-saoudite-a-condamne/63641

Pour saluer Ashraf Fayad : l’annulation de l’adhésion de l’Arabie Saoudite au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies

 

Dans une lettre à adresse de Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, 50 organisations de défense des droits de l’homme ont exigé l’annulation de l’adhésion de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme de cette organisation.

Cette exigence intervient alors que l’Arabie continue de réprimer ses opposants en violation des droits de l’homme dans ce pays.

Alors que les organisations de défense des droits de l’homme réclament l’ouverture par les juridictions internationales d’une enquête rapide et sérieuse sur les actes inhumains et médiévaux du régime des Al-e Saoud, l’adhésion de l’Arabie, soutenue par les pays occidentaux, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a choqué le monde entier.

source:Réseau International.

 

URL : http://reseauinternational.net/lannulation-de-ladhesion-de-larabie-saoudite-au-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies

Soirée de soutien au poète Fayad Ashraf, lundi 14 décembre à la Maison de la Poésie

Juliette Binoche

Poètes

Paul de Brancion

Meeting poétique - Vie sauve pour Fayad ASHRAF

 

Le poète palestinien Fayad Ashraf a été condamné à mort pour "apostasie" par des juges d'Arabie Saoudite.

 

Il est lui est notamment reproché d'avoir publié un recueil de poèmes en 2007, "Instructions internes", qui contiendrait des poèmes athées.

(Cette condamnation à mort intervient après une première condamnation à quatre ans de prison et 800 coups de fouets).

 

Nous vous invitons à participer à la soirée de solidarité en sa faveur :

Lundi 14 décembre à 20 heures à la Maison de la Poésie de Paris

157, rue Saint Martin 75003 Paris

 

Des poètes français et arabes liront des poèmes de Fayad Ashraf, ainsi que des poèmes en rapport avec le sujet.

Le même jour, à l'invitation du Mouvement mondial des poètes, d'autres manifestations semblables se tiendront dans d'autres villes en différentes régions du monde.

Jean-Luc Despax, président du Pen Club français

Francis Combes, directeur de la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-marne

Jean-Pierre Siméon, directeur du Printemps des poètes

Avec le soutien de la SGDL (Société des Gens de Lettres), de l'Union des Poètes & Cie et du WPM (mouvement mondial des poètes)

Les nouvelles dispositions du régime de retraite complémentaire des auteurs (RAAP) entreront en vigueur dès 2016

 

Le ministère des Affaires sociales a publié le 30 décembre 2015, suite à la décision adoptée par le CA du RAAP en septembre dernier, un décret relatif au régime d’assurance vieillesse complémentaire des artistes auteurs (décret n° 2015-1877) qui vient très largement modifier les dispositions actuelles de cotisation des auteurs à leur retraite complémentaire.

 

Suite à la décision du RAAP, au printemps 2013, de se mettre en conformité avec la réglementation européenne en abandonnant le libre choix du montant de cotisation par l’auteur pour un taux unique de 8% pour tous les auteurs, la SGDL avait demandé, comme de nombreuses autres organisations, qu’une concertation puisse être organisée sur la mise en œuvre de cette réforme. La décision du CA du RAAP de septembre et le décret du ministère des Affaires sociales de décembre tiennent en partie compte des objections qui avaient alors été apportées.

 

Toutefois, sur un point, le décret ne correspond pas rigoureusement au dispositif qui avait été présenté par le CA du RAAP aux organisations d’artistes auteurs. Certaines modifications ont, semble-t-il, été apportées par le ministère des affaires sociales, qui modifient sensiblement une proposition dont l’équilibre était déjà complexe et fragile et sur laquelle nous attendions encore des précisions des pouvoirs publics.Nous avons immédiatement alerté notre ministère de tutelle sur ce point.

 

 

> LE NOUVEAU DISPOSITIF

 

La réforme du dispositif est mise en œuvre dès le 1er janvier 2016. Elle ne s’appliquera toutefois réellement qu’à compter des appels à cotisations effectués par le RAAP en 2017, sur les revenus 2016. Comme précédemment, les appels à cotisation seront effectués en année N sur la base des revenus perçus en N-1.

 

Les auteurs concernés sont, comme précédemment, ceux qui auront perçu sur une année plus de 900 fois la valeur horaire du SMIC (soit 8 577 € en 2015). Les auteurs dont les revenus sont inférieurs à ce seuil d’affiliation sont donc exonérés de toute cotisation au RAAP. Ils pourront toutefois, sous réserve, cotiser de manière volontaire à ce régime.

 

Le principe du choix de classe de cotisation, sans lien direct avec les revenus annuels de l’auteur, est donc abandonné au profit d’une cotisation calculée proportionnellement aux revenus perçus en droits d’auteur, dans la limite de trois fois le plafond de la sécurité sociale (114 120 € de revenus en 2015).

 

Le taux normal de cotisation, appliqué à l’ensemble des revenus annuels perçus sur l’exercice précédent, sera à terme de 8% pour tous les auteurs.

 

Plusieurs aménagements ont été obtenus :

 

1/ La mise en œuvre du taux de cotisation à 8% sera progressive : 5% en 2017 sur les revenus 2016, 6% en 2018 sur les revenus 2017, 7 % en 2019 sur les revenus 2018 et 8% en 2020 sur les revenus 2019. Toutefois, les auteurs qui le souhaitent pourront opter pour l’application immédiate du taux de 8%.

 

2/ Les auteurs dont les revenus sont inférieurs à trois fois le seuil d’affiliation (soit 25 731 € en 2015) pourront opter* pour une cotisation réduite à 4% au lieu du taux normal de 8% (ou de celui en vigueur pendant la période de mise en œuvre progressive). Attention, au moment de l’appel à cotisation par le RAAP, il appartiendra à l’auteur qui le souhaite de faire part de sa décision d’opter pour le taux réduit à 4%.

 

* Cette possibilité, qui avait été présentée comme un principe acquis, est toutefois limité par le décret à une période de 10 ans (revenus 2016 à 2025). C’est notamment sur ce point que nous avons demandé des explications aux pouvoirs publics.

 

3/ Les auteurs pour lesquels l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions entrainerait une baisse du montant de leurs cotisations pourront, par dérogation et jusqu’en 2027, continuer à cotiser dans la dernière classe de cotisation de leur choix, c’est-à-dire celle de 2016.

 

 

> LA PRISE EN CHARGE D’UNE PARTIE DES COTISATIONS PAR SOFIA

 

Depuis la mise en œuvre du régime de retraite complémentaire obligatoire des auteurs, la SOFIA finance à hauteur de 50% le montant des cotisations dues par les auteurs du livre (auteurs, illustrateurs et traducteurs). Cette prise en charge partielle est financée par un prélèvement sur les revenus issus du droit de prêt en bibliothèque dont la SOFIA assure la gestion.

 

Le conseil d’administration de la SOFIA devra statuer prochainement sur le maintien, dans ces nouvelles conditions, de la prise en charge de 50% des cotisations dues par les auteurs de livres. La SGDL militera évidemment dans ce sens, mais veillera également à ce que l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions ne déséquilibre pas le rapport entre les sommes versées aux auteurs au titre du droit de prêt et celles prélevées pour le financement de la retraite complémentaire. Un suivi précis de l’évolution du RAAP devrait donc être effectué chaque année.

 

En conclusion : pour les auteurs de livres, la prise en charge par la Sofia de 50% du montant de la cotisation ramène celle-ci de 8% (taux plein) à 4%. Symétriquement, La cotisation à taux réduit de 4%, si elle est retenue par l’auteur, sera donc ramenée à 2%.

 

(Source : SGDL, Société des Gens de Lettres)

 

Ce qu'est et ce que n'est pas l'auto-édition

 

http://portaildulivre.com/autoedition.htm#fourchette

 

L'actu n°4 - Lettre d'information

 

EDITO

Cette nouvelle "Actu" aborde nos récentes actions et vous informe des prochains rendez-vous. Nous nous sommes associés au deuil national comme vous avez pu le voir sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter). Il nous a semblé juste de conserver un moment de retenue devant la doubleur de ceux qui ont perdu un proche. Car, comme le dite Jérôme Ferrari "Peut-être sommes-nous entrés en guerre, peut-être sommes-nous entrés en résistance, je ne sais pas."

Il est vrai que très souvent l'arme des poètes est de s'exprimer par un texte et sans doute que la lecture que nous avons réalisé le mercredi 16 décembre intitulé "Frontière(s)" a été l'occasion de nous réunir et de parler, ce dont nous avons tous besoin.

Le Président,

Paul de Brancion

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

La dernière Assemblée Générale s'est tenue le 8 octobre 2015 à la Maison de la Poésie de Paris. Nous y avons présenté les divers sujets relatifs aux activités de l'association ... Un nouveau membre, Jacques Fournier, a rejoint le conseil d'administration aux côtés de Paul de Brancion, Brigitte Gyr, Mathias Lair, Martine Konorski et Dominique Sorrente. Cette assemblée a aussi été l'occasion d'initier, dans sa 2e partie, "Lectures & Cie", une activité de partage et d'échanger autour de lectures de textes, qui sera dorénavant développée plusieurs fois par an. Vous avez été nombreux à l'inaugurer. Nous avons ainsi pu partager un véritable moment de poésie. Un verre de l'amitié a clôturé la soirée.

Lettre du 3 décembre 2015 à l'Ambassade d'Arabie saoudite

 

Copie au Ministre de la culture de la France

Copie au Ministère des affaires étrangères de la France

 

Monsieur l'Ambassadeur d'Arabie saoudite,

 

Nous condamnons fermement l'acharnement dont a fait preuve la « justice » de votre pays à l'encontre du poète Ashraf Fayad. Après avoir prononcé sa détention pour blasphème en 2013, l'avoir condamné à quatre ans de prison et huit cents coups de fouet sur la base d'un seul témoignage, elle vient de le condamner à mort pour avoir tenu des propos contre Dieu et contre le royaume. Pourtant, la police religieuse n'a pu trouver aucune trace « d'incitation à l'athéisme » dans ses poèmes. Vos juges ont déclaré que « le repentir, c'est pour Dieu », nous considérons que son exécution serait un assassinat, et pourrait briser l'amitié franco-saoudienne.

 

Soyez assuré, Monsieur l'Ambassadeur, de notre vigilance.

L'Union des poètes & Cie

Soirée de lecture par les membres de l’ Union des Poètes & Cie. Invitation de l'Union des Poètes & Cie, à la Mairie du 2nd pour FRONTIERE(S), lecture de poèmes par des membres de l'Union des Poètes et Cie. Le 16 décembre à 19h30, rue de la Bourse.

 

Venez lire un texte d’un auteur de votre choix (sauf de vous-même) répondant au thème proposé - Frontière(s) - à entendre dans toutes ses acceptions possibles.

Tout type de texte pourra être lu, mais la priorité sera donnée au poème.

Durée d’intervention par lecteur : 2 minutes maximum présentation comprise

 

Si vous ne pouvez venir et que vous souhaitez faire lire par un membre de l’UDP&Cie un texte de votre choix, charge à vous de trouver ce lecteur.

Attention : en raison du grand nombre possible de lectrices et lecteurs, chacun(e) ne pourra lire qu’un seul texte.

 

Date limite d'inscription à la lecture : 10 décembre

Avant cette date, envoyez uniquement à Jacques Fournier, coordinateur de la lecture, j.fournier@gmx.com, un message ayant comme objet : UDP Frontière(s) et comportant :

- Vos nom et prénom,

- Nom de l’auteur,

- Texte au format PDF ou word.

(Cette collecte de textes permettra d’ordonner au mieux la lecture.)

 

Durée totale de la lecture : 55 minutes maximum.

 

La lecture sera suivie d'un verre de l'amitié.

 

Entré libre ouverte à tous dans la limite des places disponibles

 

22 novembre 2015 : L'Arabie saoudite, amie de la France, condamne à mort un poète palestinien pour apostasie, pour avoir abandonné la foi musulmane.

Ashraf Fayyad s'est vu condamné à la peine de mort par un tribunal religieux saoudien. Il avait été arrêté par la police religieuse d'Arabie saoudite en 2013 à Abha, au sud-ouest du pays, puis de nouveau arrêté et jugé début 2014. (source: I-Télé)

14 novembre 2015 : L'Union des Poètes & Cie s'associe au deuil national et considère que la promotion et la défense de la poésie doit plus que jamais être un objectif partagé car de nature à faire pièce à l'obscurantisme et à la barbarie qui nous cernent.

Lettre ouverte des auteurs européens du livre aux autorités européennes

Protégez les auteurs, préservez le droit d’auteur !

 

Disons-le franchement : nous, les auteurs du livre, ne comprenons pas votre insistance à vouloir à tout prix « réformer » le droit d’auteur en Europe.

La Commission européenne se trompe de cible quand elle s’en prend au droit d’auteur pour favoriser l’émergence d’un « marché unique numérique », alors que le droit d’auteur est la condition sine qua non de la création des œuvres. L’affaiblir, ce serait tarir la source du marché du livre numérique avant même qu’il ne prenne véritablement son essor. Un droit d’auteur affaibli, c’est une littérature appauvrie.

Le droit d’auteur n’est pas un obstacle à la circulation des œuvres. La cession de nos droits permet à nos œuvres d’être diffusées dans tous les pays et traduites dans toutes les langues. S’il existe des freins à la diffusion, ils sont économiques, technologiques, fiscaux, et c’est bien plutôt aux monopoles, aux formats propriétaires, à la fraude fiscale, qu’il faut s’attaquer !

Le Parlement européen, en adoptant une version largement amendée du rapport de Julia Reda, a réaffirmé haut et fort l’importance de préserver le droit d’auteur et le fragile équilibre économique des filières de la création. Hélas, dans le même temps, il a imprudemment laissé la porte ouverte à de nombreuses exceptions au droit d’auteur – des exceptions qui pourraient être créées, élargies, rendues obligatoires, harmonisées par la Commission, au mépris parfois des solutions nationales qui ont déjà permis de répondre aux besoins des lecteurs et des autres utilisateurs.

En quoi la multiplication des exceptions au droit d’auteur favorisera-t-elle la création ?

À partir de combien d’exceptions (archivage, prêt numérique, enseignement, recherche, fouille de texte et de données, œuvres transformatives, œuvres indisponibles, œuvres orphelines…), l’exception devient-elle la règle et le droit d’auteur l’exception ?

Parce qu’il nous confère des droits économiques et un droit moral sur notre œuvre, le droit d’auteur est essentiel pour nous.

Il est le socle sur lequel s’est bâtie notre littérature européenne ; il est source de richesse économique pour nos pays et, par là même, source d’emplois ; il est la garantie du financement de la création et de la pérennité de l’ensemble de la chaîne du livre ; il est le fondement de nos rémunérations. En nous permettant de récolter les fruits de notre travail, il garantit notre liberté et notre indépendance. Nous ne voulons ni revenir au temps du mécénat, ni vivre d’éventuelles subventions publiques, mais bien de l’exploitation de nos œuvres. Ecrire est un métier, ce n’est pas un passe-temps.

Le droit d’auteur a permis la démocratisation du livre au cours des siècles derniers, et c’est lui encore qui, demain, permettra le développement de la création numérique et sa diffusion auprès du plus grand nombre. Hérité du passé, le droit d’auteur est un outil moderne, compatible avec l’utilisation des nouvelles technologies.

Il faut cesser d’opposer les auteurs aux lecteurs. La littérature n’existerait pas sans les premiers, elle n’a pas de sens sans les seconds. Les auteurs sont foncièrement et résolument ouverts aux changements et aux évolutions du monde dans lequel ils vivent. Ils défendent plus haut et plus fort que n’importe qui le droit à la liberté d’opinion, à la liberté d’expression et à la liberté de création. Ils sont favorables au partage des idées et du savoir, c’est leur raison d’être. Ils sont lecteurs avant d’être auteurs.

Nous, auteurs du livre européens, demandons à l’Europe de renoncer à étendre le périmètre des exceptions au droit d’auteur ou à les multiplier. L’assurance d’une quelconque « compensation » ne saurait remplacer les revenus tirés de l’exploitation commerciale des œuvres, alors même que les auteurs sont déjà victimes d’une précarité matérielle croissante. Nous demandons à l’Europe de lutter contre la tentation d'un illusoire « tout gratuit », dont les seuls bénéficiaires seront les grandes plates-formes de diffusion et autres fournisseurs de contenus. Nous lui demandons de nous aider à obtenir un meilleur partage de la valeur sur le livre, notamment dans l'univers numérique, d’interdire les clauses abusives dans les contrats et de combattre efficacement le piratage de nos œuvres.

La liberté des créateurs et la vitalité de la culture européenne dépendent aussi de vous.

 

Pour signer cette lettre ouverte :

http://www.petitions24.net/lettre_ouverte_des_auteurs_europeens_du_livre

Le plagiat, personne n'est à l'abri

 

Notre amie Angèle Paoli attire notre attention sur une affaire de plagiat massif commis par une doctorante faisant une thèse sur André Du Bouchet (les emprunts mot à mot faits à une thèse Suisse sur Philippe Jaccottet sont particulièrement confondants, le nom de Jaccottet ayant juste été remplacé par celui de Du Bouchet) .

Cela nous rappelle que les poètes n'échappent pas à ce "commerce". Il convient de demeurer vigilants et de ne pas hésiter, si le plagiat est avéré, à porter plainte. Attention toutefois de ne pas se précipiter: deux images, deux vers semblables ne sont pas une preuve, il arrive que la même image naisse dans le cerveau de deux poètes ne se connaissant pas.

 

Il existe des blogs comme:

"Archéologie du copier coller" ou encore un site de l'université de Genève. qui attirent l'attention sur ce sujet (concernant les travaux universitaires mais ils sont intéressants à consulter) et même un site "plagium" pour détecter un plagiat; nous ne l'avons pas testé et, ce service étant payant nous conseillons la plus grande prudence.

 

Rappelons que le plagiat est un délit en tant qu'il est considéré comme une contrefaçon, punie si elle est prouvée. En cas de doute on peut demander conseil à des juristes spécialisés; il y en a dans plusieurs sociétés d'auteurs, (comme la SGDL) qui toutefois les réservent à leurs adhérents.

L'étonnant de l'histoire qui a inspiré ce billet est que la doctorante dont le plagiat semble largement prouvé a conservé (pour l'instant en tout cas) sa chaire d'enseignement en Sorbonne, consacrée à améliorer l'écriture d'une thèse....

 

Brigitte Gyr

Un projet de loi pour protéger les auteurs

Suite à une intervention du Conseil permanent des écrivains, dont l'Union des poètes & Cie fait partie, le projet de loi intitulé « Le partage et la transparence des rémunérations dans les secteurs de la création artistique » n'exclut plus le livre !

Les dispositions prévues dans un amendement déposé par Patrick Bloche sont les suivantes :

Amélioration de la transparence dans l'exploitation du livre :

« Un établissement tiers de confiance désigné par décret » attesterait de la validité des chiffres communiqués par l'éditeur à l'auteur. Soit un équivalant de l'OJD qui existe pour la presse.

Possibilité pour l'auteur de faire procéder « à des audits des comptes d’exploitation » chez l'éditeur.

« Obligation d'envoi par l’éditeur à l’auteur d’un certificat de tirage initial, de réimpression et de réédition et, le cas échéant, d’un certificat de pilonnage », le tout vérifié par l'établissement tiers prévu.

Contrôle de la provision pour retour : par ce procédé, l'éditeur retient une partie des droits d'auteurs en prévision des retours des libraires. Heureusement, les éditeurs de poésie la pratiquent rarement.

Régulation de la compensation intertitres : dans ce dispositif l'éditeur met dans un pot commun tous les livres d'un auteur. Ce que celui-ci gagne sur un livre est « équilibré » par ce qu'il perd sur un autre, dans le cas où existe un à valoir… ce dont les poètes ne bénéficient jamais.

Le Médiateur du livre interviendrait désormais dans les litiges opposant éditeurs et auteurs. Ce qui permettrait à ces derniers de ne pas renoncer à mettre en cause leurs éditeurs, puisqu'ils éviteraient de devoir passer par d'onéreux procès…

Bonne nouvelle : le Syndicat national des éditeurs se déclare prêt à négocier avec les auteurs sur cette base. L'accord à venir obligerait tous les éditeurs, y compris les éditeurs de poésie.

Contrat d’édition : vers l’introduction de nouvelles clauses favorables aux auteurs.

Jeudi 17 septembre 2015

 

Une étape importante pour les auteurs de l’écrit a été franchie hier soir avec l’adoption par la commission culture de l’Assemblée Nationale d’un amendement au projet de Loi (en pièce jointe) «Liberté de Création, Architecture et Patrimoine» déposé par son rapporteur, Patrick Bloche.

 

La SGDL, auditionnée par Patrick Bloche, s’était vivement étonnée qu’un chapitre de ce projet de loi, intitulé « Le partage et la transparence des rémunérations dans les secteurs de la création artistique », ne s’intéresse qu’aux seuls secteurs de la musique et du cinéma, laissant de côté les auteurs de livres pour lesquels les problématiques de partage et de transparence sont pourtant au moins aussi importantes.

 

La SGDL, comme d’autres associations d’auteurs (SNAC, Charte…), avait alors proposé à la Commission des affaires culturelles de compléter le projet de loi pour faire bénéficier le secteur du livre des avancées importantes proposées pour les autres secteurs (reddition des comptes semestrielles, encadrement des pratiques de provisions pour retour, possibilité de saisine du médiateur du livre, interdiction des compensations intertitres au sein du contrat d’édition, transparence de l’information sur les tirages, les ventes ou les cessions à des tiers…), autant de sujets sur lesquels les auteurs n’avaient rien obtenu des éditeurs, lors des quatre années de discussions, pourtant fructueuses, sur le nouveau contrat d’édition.

 

Faute d’un accord préalable entre les parties sur les demandes de la SGDL, le rapporteur de la Commission des affaires culturelles avait plaidé pour une reprise des discussions entre auteurs et éditeurs. Ce que le Syndicat National de l’Edition a finalement accepté, avec une volonté évidente d’aboutir à un accord sur l’ensemble de ces sujets.

 

L’amendement adopté hier au Parlement, avec l’accord de la ministre de Culture et de la Communication présente lors des débats, vient renforcer et légitimer la reprise de cette concertation, lui conférant une véritable obligation de résultats en matière de transparence et de partage de la valeur dans le secteur de l’édition. La SGDL, dont l’ensemble des recommandations sont reprises dans l’amendement, ne peut que s’en réjouir et saluer le travail de la Commission des affaires culturelles.

 

Le projet de loi doit encore être débattu à l’Assemblée Nationale le 28 septembre.

TTIP et prix unique du livre

Le magazine virtuel ActuaLitté a interrogé Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce. Sa réponse est claire : « notre traité commercial avec les États-Unis n’affectera pas les possibilités des États européens de créer ou de maintenir un prix unique du livre, qu’il s’agisse de livre imprimé, de livre numérique ou de tout autres formes futures de publication. Auteurs, éditeurs et libraires n’ont pas à s’inquiéter du risque d’être lésés par nos négociations avec les États-Unis. Les solutions européennes en la matière ne sont tout simplement pas négociables. »

L'actu n°3 - Lettre d'information

 

EDITO

Chers amis, l'Union des poètes vous souhaite un bel été, créatif et reposant. Avant de partir en vacances nous voulions vous donner les dernières nouvelles et vous rappeler quelques rendez-vous importants. L'édition 2015 du Marché de la Poésie était historique, puisqu'il fêtait cette année ses 40 ans. Dans ce contexte, le débat organisé par l'Union des poètes & Cie était consacré à C/I/R/C/E qui organise cet événement essentiel pour nous tous, rendez-vous incontournable de la poésie qui permet aux poètes et aux éditeurs de se retrouver et de rencontrer un large public... en espérant qu’il en sera de même l’an prochain. Plus que jamais nous vous appelons à vous rassembler de plus en plus nombreux pour défendre et promouvoir la poésie, notre bien commun infiniment précieux.

L’Union des Poètes & Cie continue son action avec détermination pour la poésie, la création littéraire et les poètes. Nous continuerons à le faire avec votre soutien actif. Bel été. A bientôt. Le Président Paul de Brancion

*Aux dernières nouvelles, suite aux pressions exercées et aux appels aux secours de ces dernières semaines, la facture pour la location de la place Saint Sulpice, n’aurait finalement pas été augmentée...dont acte.

 

SITE INTERNET

Le nouveau Site Internet de l’Union des Poètes & Cie a été lancé pendant le Marché de la poésie. Ce site est votre site, vous y découvrirez des actualités, des points de vue, une poéthèque, des liens vers des sites amis, comment adhérer ou parrainer de nouveaux membres... Nous comptons aussi sur vous pour nous aider à le faire vivre et à l’alimenter.

Ainsi, une nouvelle rubrique intitulée « Poéthèque » est entièrement dédiée aux poètes adhérents. Si vous souhaitez y figurer, adressez-nous :

• 5 à 10 lignes (maxi) de biographie incluant votre adresse mail et celle de votre site (si vous en avez un).

• une photo (format photo d’identité)

• vous pourrez également joindre des informations relatives à vos publications et/ ou un poème court (10 lignes) - Soit au total 20 lignes maximum.

Certains d’entre vous l’ont d’ailleurs déjà fait...

Une rubrique « Lectures » sera également ouverte dans la section «Actualités» du menu. Elle affichera les invitations à vos propres lectures. Celles-ci pourront donc être annoncées sur le site et/ou sur notre page Facebook. Les informations devront nous parvenir au moins 15 jours avant la date de l’événement. Vous pouvez nous adresser vos éléments à : poetheque@uniondespoetesetcompagnie.com

 

MARCHE DE LA POESIE 2015

Le débat organisé par l’Union des Poètes & Cie intitulé : « Le Marché de la Poésie s’expose » à l’occasion des 4o ans du Marché a, pour la 2è année consécutive, remporté un franc succès.

Les invités à l’honneur Jean-Michel Place et Vincent Gimeno-Pons ont, avec clarté et humour, témoigné sur cette belle aventure, et raconté comment le Marché de la Poésie est devenu ce rendez-vous annuel historique, incontournable pour les auteurs, les éditeurs et tous ceux qui aiment et lisent de la poésie. Malgré les menaces qui pèsent actuellement sur l’avenir de la prochaine édition, ils déploient avec talent toute leur énergie pour que cette belle aventure se poursuive*.

Jean-Pierre Faye, poète et ami, est monté spontanément sur le podium pour marquer son sou- tien à L’Union des poètes & Cie. Il a livré un hommage brillant et émouvant sur le rôle vital de la poésie dans la cité.

La vidéo du débat sera prochainement mise en ligne.

*Aux dernières nouvelles, suite aux pressions exercées et aux appels aux secours de ces der- nières semaines, la facture pour la location de la place Saint Sulpice , n’aurait finalement pas été augmentée...dont acte.

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

La prochaine Assemblée Générale aura lieu le :

Jeudi 8 octobre de 16h00 à 19h00 à la Maison de la Poésie (Passage Molière) - 157 rue Saint-Martin -75003 Paris

Comme nous vous l’avions annoncé précédemment, l’assemblée Générale s’enrichit d’un temps de partage convivial autour de lectures. « Lectures & Cie » se tiendra donc dans la 2è partie de la réunion.

Vous êtes donc chaleureusement invité à lire un poème de votre choix d’un auteur vivant (autre que vous-même), que vous ferez découvrir à tous, en ayant expliqué votre choix, brièvement en introduction.

Vous avez tout l’été pour vous préparer !

Un verre de l’amitié clôturera notre assemblée.

Marché de la poésie 2015

Le Marché de la Poésie 2015 a été un succès et s’est terminé dans un sincère soulagement, au vu de la note diffusée par Vincent Gimeno-Pons : le Marché 2015 ne sera pas déficitaire, « Nous venons de recevoir la facture de Joël Garcia Organisation , c’est la même que l’an passé. ». OUF !!!!!

France culture supprime la seule émission de poésie de Radio France 

Thèse : la lettre de Jean-Pierre Siméon :

Monsieur le Directeur,

J'ai appris avec stupéfaction et consternation la suppression de l'émission Ça rime à quoi, seul magazine consacré à l'actualité poétique de tous les média audio-visuels nationaux, tant publics que privés.

Cette exception était l'honneur de France Culture précisément, et aussi son devoir, étant donné l'exclusion dont pâtit la production éditoriale poétique dans les lieux uniquement régis par la loi de l'audimat.

Si nous ne pouvons qu'approuver par ailleurs le retour sur l'antenne de lectures quotidiennes de poésie, cette initiative ne saurait que s'ajouter, et non se substituer au magazine d'information et de réflexion que Sophie Nauleau animait avec la plus grande compétence. On ne saurait objecter qu'il y a d'autres émissions d'actualité littéraire, l'expérience ayant prouvé mille fois qu'étant donné la place de la fiction et des essais, la poésie en est quasiment toujours la grande absente.

Au nom de tous ceux, nombreux, qui aujourd'hui se battent pour maintenir une place à la poésie dans l'espace public, je me permets de vous demander de reconsidérer une décision qu'ils ne peuvent admettre.

Jean-Pierre Siméon

Directeur artistique du Printemps des Poètes

 

Antithèse : la réponse du directeur de France culture :

Olivier Poivre d'Arvor a répondu, via Télérama « Qu’importent les chiffres… "Ça rime à quoi" était de qualité mais n’exposait pas assez bien la poésie. France Culture a pour vocation de ne pas réserver des “objets sacrés” à une élite, mais au contraire de les rendre accessibles au plus grand nombre ».

 

On notera la basse rhétorique, plus que droitière : à bas les élitistes de la poésie ! Comme la culture du chiffre efficace : par "plus grand nombre", il ne faut pas entendre quelque appétence républicaine, mais plutôt un culte de l'audimat.

 

Synthèse :

Nous appelons les poètes et les amateurs de poésie à faire part de leur désapprobation de la suppression de l'émission Ça rime à quoi en écrivant au directeur de France Culture : 116 avenue du Président Kennedy, 75220 Paris cedex 16.

Le 33e Marché de la Poésie, sans exception, culturel !

Chers amis,

Le 33e Marché de la Poésie s’est terminé sur un succès indéniable, tant du point de vue de la fréquentation que dans l’esprit et la qualité qui règnent sur ce lieu culturel incontestable.

Cependant, comme vous le savez, des doutes planent désormais sur notre avenir, voire sur notre présent, après 33 années.

Nous n’avons pas été entendu en amont du Marché.

Il nous faut désormais attendre de recevoir la facturation du 33e Marché pour se rendre à l’évidence : nous n’aurons pas les moyens de payer les surcoûts que l’on va nous demander (participation de l’occupation de la place, due à une forte augmentation de la redevance versée à la Ville de Paris suite à l’appel d’offres et à ses surenchères, et dont le Marché de la Poésie fait autant les frais qu’un Salon des antiquaires ; la diminution d’une semaine de cette occupation de Saint-Sulpice pousse également Joël Garcia Organisation à nous demander de régler en supplément la location des tables et chaises qui, auparavant, était incluse dans le forfait. Ainsi l’on nous demande 2400 euros TTC de plus pour l’occupation de la place — en nous signalant qu’il n’y avait pas eu d’augmentation depuis 2010, mais de nos subventions non plus, et ce depuis 2004 —, et 8400 euros TTC pour tables et chaises. Soit environ donc un total de 10800 euros auquel nous ne pourrons faire face, ni les éditeurs du Marché, dont on semble méconnaître la situation délicate.

Mais de toute façon, quant bien même ce ne serait pas une telle somme, quelques milliers d’euros, nous serions incapables d’y faire face, puisque nous n’en avons été prévenus que depuis avril et que les sommes n’ont cessé de s’additionner depuis lors.

Certains poètes m’ont dit qu’ils voulaient renoncer à leur cachet pour nous aider. Faudrait-il que poètes et petits éditeurs de poésie soient ceux qui paient les pots cassés par d’autres ?

Je mets également en copie de ce mail les institutions partenaires du Marché, afin que tout le monde soit conscient et alerté de cette situation et du réel danger encouru, dans l’immédiat et non sur 2016. Si le Marché de la Poésie disparaissait demain, nul ne pourra dire que l’alerte n’aura pas été donnée à temps (depuis avril dernier).

Peut-être serons-nous amenés à vous demander de passer à l’action avec nous.

N’hésitez pas à diffuser cette information. Nous nous sommes voulus discrets jusque là, mais nous n’avons aucun remède miracle entre les mains pour que l’exception culturelle persiste.

 

Bien chaleureusement,

Vincent Gimeno-Pons

délégué général

Marché de la poésie

Le 13 juin 2015, l'Union des Poètes & Cie a organisé le débat sur le thème "Le Marché de la poésie s'expose" (podium du Marché de la Poésie, place Saint Sulpice). Il a été animé par Paul de Brancion avec Brigitte Gyr et Mathias Lair. Ils ont reçu Jacques Darras, Jean-Michel Place et Vincent Gimeno-Pons, membres de l'association C/IR/C/E.

L'actu n°2 - Lettre d'information

EDITO : Chers(es) amis(es) poètes,

Ces derniers temps, la poésie est bien malmenée. Vous avez pu voir, régulièrement posté sur notre page Facebook des pétitions et des appels à soutien pour les Voix de la Méditerannée à Lodève, pour la Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines menacée de fermeture et enfin pour les difficultés rencontrées par le Marché de la Poésie dont l’avenir est mis en question pour des raisons de financement et de renchérissement de la location de la place St Sulpice.

Tout ceci prouve à l’envie, hélas, l’utilité de l’Union des Poètes & Cie pour défendre la poésie, la création littéraire et les poètes, comme nous l’avons toujours fait et comme nous sommes disposés à le faire à l’avenir avec votre soutien actif.

Il faut se rassembler sans exclusive pour défendre notre bien commun qu’est la poésie. Paul de Brancion

 

 

PARRAINAGE DE NOUVEAUX ADHÉRENTS

Seule association totalement dédiée à la Poésie, l’Union des Poètes & Cie a vocation à se développer et à rassembler des poètes toujours plus nombreux mais est également ouverte à la compagnie des auteurs de nouvelles, de théâtre ou de romans, proches de la poésie : pour 2 à 4 nouveaux adhérents que vous réussirez à faire rejoindre l’association, votre cotisation sera réduite de moitié l’année suivante.

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE NOUVELLE FORMULE

Fidèle à l’une de ses missions : promouvoir la lecture de la poésie, nous proposons que l’Assemblée Générale annuelle s’enrichisse d’un temps de partage convivial autour de lectures.

«Lectures & Cie » se tiendra donc dans la seconde partie de la réunion, après l’assem- blée proprement dite.

Après une brève introduction expliquant leur choix, ceux qui le souhaitent pourront lire un poème d’un auteur vivant (autre qu’eux-mêmes) choisi pour le faire découvrir à tous (une page maximum).

En cas d’absence, vous pouvez nous envoyer le texte que vous avez choisi et nous dire pourquoi. L’un d’entre nous le lira pour vous.

Vous pouvez donc déjà y penser ! L’Assemblée Générale sera clôturée par un verre de l’amitié et des échanges informels. La prochaine Assemblée Générale aura lieu le

jeudi 8 octobre de 16h00 à 19h00 à la Maison de la Poésie, Passage Molière

157 rue Saint-Martin 75003 Paris.

 

SITE INTERNET

Le tout nouveau site internet de l’Union des Poètes & Cie est prêt.

Une rubrique intitulée « Poéthèque » est dédiée aux poètes adhérents.

Pour y figurer il vous faut nous envoyer à l'adresse mail suivante : poetheque@uniondespoetesetcompagnie.com

- 5 à 10 lignes (maxi) de biographie incluant votre adresse mail et celle de votre site, si vous en avez un.

- 1 photo (format photo d’identité)

Vous pourrez également joindre des informations relatives à vos publications et/ou un poème court (10 lignes maxi), soit au total 20 lignes maximum.

Ce nouvel espace de communication en ligne sera votre site. Nous comptons donc sur vous aussi pour nous aider à le faire vivre et à l’alimenter.

 

Une autre rubrique intitulée «Lectures», affichera les invitations à vos propres lectures. Elles pourront ainsi être annoncées sur le site Internet ou sur la page Facebook. Les informations devront nous parvenir 10 à 15 jours avant la date de l’événement.

CNL 24 janvier 2015

Un très bon article d'Actualité sur le CNL et la représentation professionnelle :

Un arrêté publié hier dans le Journal officiel apportait des modifications au conseil d'administration du Centre National du Livre, CA qui détermine les grandes politiques de l'établissement public. La composition de ce conseil a été grandement revue, afin d'atteindre une parité entre auteurs et éditeurs. Et deux parlementaires feront prochainement leur entrée, pour veiller à son bon fonctionnement.

Un premier décret, publié le 1er décembre 2014, avait précisé l'entrée de deux parlementaires au sein du conseil d'administration de l'établissement public sous tutelle du ministère de la Culture. « Le président de chaque assemblée désignera un député, et un sénateur, pour assurer le contrôle parlementaire de l'établissement », précise Vincent Monadé, le président du CNL. La lettre de la ministre aux présidents des assemblées vient de partir.

Les deux parlementaires représenteront 9 % d'un conseil d'administration qui évolue fortement : ainsi, une parité totale a été établie entre les auteurs (3, dont une traductrice, métier assimilé à celui de l'auteur) et les éditeurs (3, contre 5 auparavant).

Des représentants des ministères des Affaires étrangères et de l'Éducation nationale font également leur entrée, et rejoignent le représentant du ministère de l'Économie, budget oblige. Le chef du service du livre et de la lecture du ministère de la Culture rejoint également le CA.

Un représentant des bibliothèques a quitté la table, tandis que Bruno Racine, président de la BnF, assistera aux conseils d'administration. « L'intervention du CNL auprès des bibliothèques est moins forte qu'auparavant », reconnaît le président du CNL. L'entrée des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture était indispensable.

Le CNL considère que les présidents du SLF et de l'ABF « représentent la profession, en raison du poids conséquent qu'ils incarnent ». Les membres du CA « sont nommés par arrêté du ministre chargé de la culture sur proposition des organisations nationales issues des professions et activités concernées », pour un mandat de trois ans, renouvelable. Chacun des membres représente 1 voix lors des votes, comme le président du Centre.

La liste presque complète est disponible à cette adresse, sur le site du CNL.

Bourse de la poésie - 19 janvier 2015

Appel à candidature, bourse de création de poésie Gina CHENOUARD 2015

Grâce au legs de la poétesse Gina Chenouard, la Société des Gens de Lettres lance un appel à candidature pour la Bourse de création de poésie qui porte son nom.

 

Sur projet, et sur manuscrit uniquement, cette bourse dotée de 5.000 € est destinée à encourager la création poétique contemporaine.

La date limite de dépôt des dossiers est le 31 mars 2015.

 

Vous trouverez le règlement et les modalités de participation sur le site:

http://www.sgdl.org/culturel/les-prix-sgdl/bourses-de-creation/bourse-de-creation-de-poesie-gina-chenouard

Salon du Livre 2015

En devenant adhérent de l'Union des Poètes & Cie, vous pourrez obtenir la carte d'accréditation pour accéder au Salon du Livre

L’Union des Poètes & Cie a organisé une rencontre-débat au Marché de la Poésie, le 14 juin 2014, sur le thème :

 

Quelle place pour la poésie dans le ‘marché’ de la littérature : l’exemple de la Grande Bretagne.

 

- Lachlan Mac Kinnon critique littéraire (notamment au Times Literary Supplement), poète

- Jacques Darras président de Circé, poète

- Paul Brancion président de l’Union des poètes & Cie, poète

- Brigitte Gyr vice-présidente de l’Union des Poètes & Cie, poète

- Mathias Lair secrétaire général de l’Union des poètes & Cie, poète

 

Les armes secrètes de la poésie - 31 janvier 2013

Une bonne cinquantaine de personnes s'étaient retrouvées dans un café de Port Royal le 5 décembre dernier pour saluer la naissance de l'Union des Poètes & Cie.

Cette première réunion de l'associaiton créée par Paul de Brancion, Brigitte Gyr et Mathias Lair visait à faire un état des lieux de la poésie contemporaine. Tous les participants s'étaient alors accordés à constater qu'il était préoccupant. Pour le moins ...

 

Jacques Fournier, Marc Delouze, Jean-Luc Maxence, Bernard Fournier ... parmi d'autres avaient rappelé les soubresauts de l'annus horibilis, que fut 2012, dépeinte en détails sur Facebook.

 

D'autres ajoutèrent quelques touches, dont voici un forcément partiel verbatim :

- Françoise Siri : "Les libraires n'y croient pas, à la poésie !"

- Jacques Fournier : "Pas tous les libraires. Le vrai problème est celui de l'information du public."

- Yves Jouan : "Quand c'est bien organisé ça marche. Voir les Poétiques de Saumur."

- Paul de Brancion : "Il ne faut pas avoir peur d'inviter d'autres créateurs, des musiciens mais aussi des scientifiques."

- "Pas de sinistrose" dit Dominique Doux. "Mais quand même, beaucoup de m... est publiée."

- Pour Marianne Auricoste, "Il faut une analyse globale, y compris politique."

 

Martine Erhel se demande "Quel âge ont les lecteurs de poésie ?"

Pourtant dit quelqu'un "les ateliers de poésie marchent." Un autre : "Il faut donner de la qualité."

 

On entend le brouhaha, sans doute lancé par un éditeur : "Publier donne une présomption de qualité."

 

Sylvestre Clancier demande ce que disent exactement les statuts de l'Union des Poètes & Cie. Paul de Brancion en lit la substance.

Union des Poètes & Cie

L'actu n°5 - Lettre d'information

 

EDITO

 

Chers amis,

 

En ce début d’année nous vous souhaitons bonheur, harmonie en poésie pour chacun d’entre vous et la paix pour nous tous. Fidèles à l’une de nos missions : défendre la poésie, nous avons débuté 2016 sous le signe de l’engagement pour la défense du poète Ashraf Fayad condamné à mort en Arabie Saoudite. Plusieurs manifesta ons de sou en ont été organisées en France et nous nous sommes joints à une mobilisa on interna onale qui a porté ses fruits, même si le combat doit se poursuivre maintenant contre l’emprisonnement et le châtiment corporel. Le numéro 5 de cette lettre d’information fait également le point sur d’autre sujets liés à nos activités et à notre organisation.

 

Nous souhaitons également attirer votre attenyion sur «La Poéthèque», qui est votre rubrique, sur le Site Internet. C’est un endroit dédié qui permet de présenter les poètes adhérents à L’Union des Poètes & Cie, et de faire ainsi vivre la poésie à travers vous. Pour cela il vous suffit d’envoyer 20 lignes (maxi) comprenant votre présentation et éventuellement un poème court, ainsi que votre photo à : poetheque@uniondes- poetesetcompagnie.com.

Vous pouvez également nous envoyer les annonces de vos lectures, à cette même adresse, afin que nous puissions publier ces informations sur notre page Facebook et sur le Site Internet.

 

Nous espérons vous retrouver nombreux à l’occasion de notre prochaine rencontre de «Lectures & Cie». Débattre sur «Que peut la poésie aujourd’hui ?» nous semble être plus que jamais un sujet d’actualité important.

Bonne lecture

A bientôt

Le Président Paul de Brancion

 

INJUSTICE

Nos appels à la mobilisation (Paris, Marseille, Strasbourg,...) pour la défense du poète Ashraf Fayad ont semble-t-il été entendus. Vous avez d’ailleurs été nom- breux à répondre présent et à nous soutenir dans ce combat. Nous vous en remercions. La cour saoudienne vient de commuer sa décision de peine de mort en huit ans de prison, huit cent coups de fouets et un repentir public ! Le combat doit continuer contre cette injustice honteuse.

 

APPEL A NOS ADHERENTS

Nous proposons à tous nos adhérents, à jour de cotisation, de nous adresser des informations, pertinentes avec l’objet de l’association, dans un format court et synthétique que nous pourrions mettre en ligne (page FaceBook ou site internet) afin de les partager avec le plus grand nombre.

A cet effet, il vous suffit d’adresser vos textes au format Word à Martine Konorski, à l’adresse suivante : poetheque@uniondespoetesetcompagnie.com qui les transmettra à la Commission Publication composée d’elle-même, de Brigitte Gyr et de Paul de Brancion. Cette commission statuera alors sur la publication ou non du texte proposé.

N’hésitez pas à «nourrir» la page FaceBook et le site de vos informations et de liens d’intérêts communs.

 

ORGANISATION

Suite à la dernière réunion du conseil d’administraTIon qui s’est tenue en janvier, les nouvelles attributions sont les suivantes :

- Paul de Brancion, président

- Brigi e Gyr, vice-présidente

- Jacques Fournier, secrétaire

- Mar ne Konorski, trésorier

- Mathias Lair, administrateur

- Dominique Sorrente, administrateur

 

A VOS AGENDAS

Salon du Livre à Paris

Le Salon du livre de Paris est l’événement culturel et littéraire le plus populaire de France et l’un des plus reconnus à l’international.

Pour sa 36è édition, le salon change de nom et devient Livre Paris.

 

Pour la seconde année consécutive et en partenariat avec Livre Paris, l’Union des poètes & Cie proposera à tous ses adhérents (à jour de leur cotisation) un accès privilégié au formulaire de demande d’accréditation et la gratuité de l’entrée. Chaque adhérent recevra par courriel, début mars, un lien internet pour compléter le formulaire d’accréditation en ligne.

 

LECTURES & CIE

L’Union des poètes & Cie organise une soirée de débat et de lecture sur le thème : «Que peut la poésie, aujourd’hui ?»

Jacques Fournier animera en début de soirée un débat réunissant Jean-Pierre Siméon, Yves Boudier et Judith Balso.

 

Nous vous invitons ensuite à venir lire un texte d’un(e) auteur(e) du 20e siècle (thème du 18e Printemps des Poètes) de votre choix (sauf de vous-même) qui a fait de l’écriture son moyen de résistance et d’engagement - priorité sera donnée aux poèmes.

- 2 minutes max. présentation comprise,

- 1 seul texte par lecteur

Si vous ne pouvez venir, vous devrez trouver un(e) lecteur/trice qui sera présent.

Envoyez avant le 4 mars à Jacques Fournier, coordinateur de Lectures & Cie, j.fournier@gmx.com, un message ayant comme objet : UDP LA GUILLOTINE et comportant : vos nom et prénom, le nom de l’auteur(e), le texte au format PDF ou word et la source (ouvrage, éditeur, année de publication).

Mardi 15 mars 20h - La Guillotine : 24 rue Robespierre à Montreuil

 

MARSEILLE : « Illettrisme et poésie : la rencontre fertile »

 

Parrain 2016 du Forum contre l’illettrisme, organisé par le Crédit mutuel, Dominique Sorrente donnera jeudi 23 juin à 9h45 à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille une conférence sur le thème : « Illettrisme et poésie : la rencontre fertile ».

 

La remise des prix aux associations lauréates suivra cette conférence.

 

Vous êtes les bienvenu(es) à ce moment des « mots échappés ».

 

Site :http://www.culture-13.fr/agenda/7e-forum-illettrisme.html

Les États généraux de la poésie, invités d’honneur 2017 du 35e Marché de la Poésie

 

La Poésie se manifeste…

 

La poésie hausse le ton. Elle sort du silence où elle est tenue. Réclame droit de cité. S’insurge contre le manque de visibilité et de moyens qui la relègue dans l’ombre et l’oubli. Soulèvement de la poésie. Résistance. C’est sa richesse. Elle ne fait pas commerce des images. Elle ne marchande pas les mots.

 

La poésie travaille. Elle creuse la langue et le réel. Elle les rejoue tous les jours. Elle est une et elle est plurielle. Elle rencontre d’autres arts. Respire. Inspire. Ranime. Elle est au cœur.

 

La poésie est politique. Elle va vers tous. Parle à tous. Prend la parole. Rend la parole. La tend. La poésie est tout le monde. Un monde sans poésie n’est une maison pour personne.

 

La poésie se manifeste aujourd’hui. Les éditeurs répondent présents. Les enseignants répondent présents. La presse, les revues, les libraires, les bibliothécaires, les maisons des écrivains et de la poésie, les internautes et les festivals répondent présents. Les poètes répondent présents. Le public répond présent.

 

Nous convoquons les États généraux de la poésie.

 

Nous déclarons la poésie ouverte.

 

COMITÉ PRÉPARATOIRE (au 15/11/16)

Philippe Beck, Arno Bertina, Muriel Bonicel, Yves Boudier, Paul de Brancion, Didier Cahen, André Chabin, Michel Collot, Francis Combes, Benoît Conort, Jean-Patrice Courtois, Chantal Danjou, Aurélie Foglia, Jacques Fournier, Nelly George-Picot, Vincent Gimeno, Sylvie Gouttebaron, Mathias Lair, Serge Martin, Alain Nicolas, Emmanuel Ponsart, Martin Rueff, Jean-Pierre Siméon, Pierre-Yves Soucy

 

LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA POÉSIE

Invités d’honneur du 35e Marché de la Poésie du 7 au 11 juin 2017, place Saint Sulpice - Paris 6e

& dans le cadre de la Périphérie du 35e Marché de la Poésie

15 mai - 30 juin 2017

Paris / Régions

Tables rondes, débats, lectures, performances…

 

http://poesie.evous.fr/35e-Marche-de-la-Poesie-Peripherie-presentation.html

Edition de poésie: Debout les Poètes ! Source : Livres Hebdo, 17 février 2017

Une pétition contre la taxe de la SCELF sur les lectures à voix haute

 

Depuis le 1er janvier 2016, la SCELF, Société Civile des Éditeurs de Langue Française, a récupéré la gestion du droit sur la lecture publique jusque-là tenu par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). En octobre 2016, elle annonçait la mise en place du paiement de ce droit de représentation. Une vague d’indignation s’est élevée. Une pétition contre cette mesure a été lancée le 18 avril 2017.

 

Un collectif d’auteurs et d’amateurs de lecture s’est créé sous le nom Shéhérazade en colère, pour lancer la pétition. Ils réclament « l’exonération de prélèvement SCELF sur les lectures à voix haute proposées dans un cadre non marchand sans billetterie ». Pour ces bibliothèques, ces bénévoles, ces salons ou ces auteurs qui donnent de leur temps pour partager les valeurs de la lecture, ils ont décidé de dire non.

Selon eux, « les livres ont besoin de médiateurs ». Ils mettent l’accent sur l’importance des lectures faites aux enfants, car « ce sont eux qui feront vivre demain la littérature ».

 

En mars, treize collectifs d’auteurs comme la Charte, la Société des Gens de Lettres ou encore la Maison de la poésie ont adressé un courrier à la SCELF. Bien que reconnaissant cette mesure compréhensible « d’un point de vue strictement juridique », ils avaient dénoncé l’absurdité de la situation.

D’après la SCELF, le paiement du droit de représentation s’appliquerait à toute lecture publique, que l’entrée soit gratuite ou pas. Cela impliquerait donc, selon les collectifs, les bibliothèques organisant régulièrement des lectures comme les Heures du conte. Côté tarif, le minimum annoncé est de 30 euros, coût variant selon la durée ou encore la taille de la salle.

 

La mesure concernerait également les auteurs lisant leurs propres textes. Une exonération est cependant prévue pour les libraires accueillant les auteurs pour une lecture dans le cadre de la promotion de leur ouvrage.

 

La directrice générale de la SCELF, Nathalie Piakowski avait par la suite apporté des précisions à l’affaire. Selon elle, ces mesures étaient à destination des mairies et ne visaient pas les bibliothèques. Elles concernaient simplement les « lectures-spectacles » parfois organisées par les municipalités, événements « qui ont toujours fait l’objet de paiement de droits d’auteurs par les compagnies organisatrices ».

Elle a également précisé qu’une réunion se tiendrait à l’automne « pour confronter nos points de vue ». Elle estime que « les conditions sont donc réunies pour que nous avancions et prenions ensemble les bonnes décisions, au nom de l’avenir du livre, de la lecture et du rayonnement de la création littéraire ».

 

À ce stade du projet, il ne serait donc pas question de taxer les bibliothèques. La question des lectures faite par les auteurs est encore en suspens. Il faudra donc attendre la fin de l’année afin de connaître précisément l’avenir du droit de représentation.

Les signataires de la pétition eux dénoncent « une manière à peine diplomate de renvoyer les auteurs jouer avec leurs crayons, et de laisser les autres, bibliothécaires, bénévoles, se débrouiller pour payer ou se mettre hors-la-loi ».

 

Ils souhaitent revoir la place de la lecture offerte « au sein du droit de représentation », soulignant le fait qu’il ne s’agit pas d’« un spectacle comme les autres ».

Lancée dans la soirée du 18 avril, la pétition voit son compteur de signatures monter d’heure en heure. Elle sera ensuite adressée à l’administration de la SCELF.